Paroles d'espoir ?
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Paroles d'espoir ?
L’œuvre de critique frondeuse à laquelle est soumis l’État s’exerce également contre toutes les institutions sociales.
Le peuple ne croit plus à l’origine sainte de la propriété privée, produite, nous disaient les économistes, - on n’ose plus le répéter maintenant - par le travail personnel des propriétaires ; il n’ignore point que le labeur individuel ne crée jamais des millions ajoutés à des millions, et que cet enrichissement monstrueux est toujours la conséquence d’un faux état social, attribuant à l’un le produit du travail de milliers d’autres ; il respectera toujours le pain que le travailleur a durement gagné, la cabane qu’il a bâtie de ses mains, le jardin qu’il a planté, mais il perdra certainement le respect des mille propriétés fictives que représentent les papiers de toutes espèces contenus dans les banques.
Le jour viendra, où il reprendra tranquillement possession de tous les produits du labeur commun, mines et domaines, usines et châteaux, chemins de fer, navires et cargaisons.
Quand la multitude, cette multitude "vile" par son ignorance et la lâcheté qui en est la conséquence fatale, aura cessé de mériter le qualificatif dont on l’insulta, quand elle saura, en toute certitude que l’accaparement de cet immense avoir repose uniquement sur une fiction chirographique,(écriture manuelle), sur la foi en des paperasses bleues, l’état social actuel sera bien menacé ! En présence de ces évolutions profondes, irrésistibles, qui se font dans toutes les cervelles humaines, combien niaises, combien dépourvues de sens paraîtront à nos descendants ces clameurs qu’on lance contre les novateurs ! Qu’importent les mots orduriers déversés par une presse obligée de payer ses subsides en bonne prose, qu’importent même les insultes honnêtement proférées contre nous, par ces dévotes " saintes mais simples " qui portaient du bois au bûcher de Jean Huss ! Le mouvement n’est pas le fait de simples énergumènes, ou de pauvres rêveurs, il est celui de la société dans son ensemble. Il est nécessité par la marche de la pensée, devenue fatale, inéluctable.
(Jan Hus ou Jean Huss est un théologien, un universitaire et un réformateur religieux tchèque. Son excommunication, en 1411, sa condamnation par l'Église pour hérésie, puis sa mort sur le bûcher, en 1415, lors du Concile de Constance, enclenchent un processus qui mène à la création de l'Église hussite puis aux croisades contre les hussites. Le Protestantisme voit en lui un précurseur.
La langue tchèque lui doit sa diacritique (le háček). Les Tchèques ont fait de lui l’allégorie de leur nation face à l'oppression catholique, impériale et allemande : c'est un héros national commémoré, chaque 6 juillet, jour de sa mort sur le bucher, par un jour férié.)
RECLUS, Élisée.- "L’anarchie"
Le peuple ne croit plus à l’origine sainte de la propriété privée, produite, nous disaient les économistes, - on n’ose plus le répéter maintenant - par le travail personnel des propriétaires ; il n’ignore point que le labeur individuel ne crée jamais des millions ajoutés à des millions, et que cet enrichissement monstrueux est toujours la conséquence d’un faux état social, attribuant à l’un le produit du travail de milliers d’autres ; il respectera toujours le pain que le travailleur a durement gagné, la cabane qu’il a bâtie de ses mains, le jardin qu’il a planté, mais il perdra certainement le respect des mille propriétés fictives que représentent les papiers de toutes espèces contenus dans les banques.
Le jour viendra, où il reprendra tranquillement possession de tous les produits du labeur commun, mines et domaines, usines et châteaux, chemins de fer, navires et cargaisons.
Quand la multitude, cette multitude "vile" par son ignorance et la lâcheté qui en est la conséquence fatale, aura cessé de mériter le qualificatif dont on l’insulta, quand elle saura, en toute certitude que l’accaparement de cet immense avoir repose uniquement sur une fiction chirographique,(écriture manuelle), sur la foi en des paperasses bleues, l’état social actuel sera bien menacé ! En présence de ces évolutions profondes, irrésistibles, qui se font dans toutes les cervelles humaines, combien niaises, combien dépourvues de sens paraîtront à nos descendants ces clameurs qu’on lance contre les novateurs ! Qu’importent les mots orduriers déversés par une presse obligée de payer ses subsides en bonne prose, qu’importent même les insultes honnêtement proférées contre nous, par ces dévotes " saintes mais simples " qui portaient du bois au bûcher de Jean Huss ! Le mouvement n’est pas le fait de simples énergumènes, ou de pauvres rêveurs, il est celui de la société dans son ensemble. Il est nécessité par la marche de la pensée, devenue fatale, inéluctable.
(Jan Hus ou Jean Huss est un théologien, un universitaire et un réformateur religieux tchèque. Son excommunication, en 1411, sa condamnation par l'Église pour hérésie, puis sa mort sur le bûcher, en 1415, lors du Concile de Constance, enclenchent un processus qui mène à la création de l'Église hussite puis aux croisades contre les hussites. Le Protestantisme voit en lui un précurseur.
La langue tchèque lui doit sa diacritique (le háček). Les Tchèques ont fait de lui l’allégorie de leur nation face à l'oppression catholique, impériale et allemande : c'est un héros national commémoré, chaque 6 juillet, jour de sa mort sur le bucher, par un jour férié.)
RECLUS, Élisée.- "L’anarchie"
Mémento Mori
Re: Paroles d'espoir ?
une fiction chirographique
je pensai que c'etait un leg de notre precedent president

pas bon à rien ,
mauvais à tout

mauvais à tout








